Ressource gratuite · Kit Word + Excel
Kit IA de l’innovateur : 24 cas d’usage et leurs prompts, en trois niveaux
Du signal faible au dossier de financement : les prompts prêts à l’emploi pour que vos équipes innovation, R&D et transformation montent en compétence seules, pas à pas.
Le kit IA de l’innovateur, en bref
- Ce que c’est
- Un kit d’autoformation pour les équipes innovation, R&D et transformation : 24 cas d’usage du quotidien avec leurs prompts, classés en trois niveaux pour progresser sans formation préalable, et un classeur Excel d’outils.
- Pour qui
- Les directions de l’innovation, les labs, les équipes R&D, produit et transformation des grandes organisations, et les intrapreneurs qui portent un projet.
- Format
- Document Word de 43 pages : un mode d’emploi, 24 fiches d’une page, un défi de validation par niveau, une partie pour l’équipe innovation et le lab, six annexes. Classeur Excel de neuf onglets.
- Ce qu’il contient
- Auto-positionnement en douze questions, trame de prompt en quatre ingrédients, cinq règles de sécurité propres à l’innovation, 24 prompts prêts à copier de la veille au financement, grille de sélection, carte des hypothèses, cartes de test, portefeuille d’idées, checklist de vérification.
- Sur quoi il s’appuie
- Les études du BCG sur l’IA dans l’innovation et la R&D, les travaux de la Wharton School, de Harvard et de Science Advances sur l’IA et la créativité, le cadre AI Fluency d’Anthropic, et nos ateliers avec des équipes innovation de grandes organisations.
- Prix
- Gratuit, contre une adresse email professionnelle. Aucun email non sollicité.
- Mise à jour
- Octobre 2026.
- Ce que ça ne remplace pas
- La charte IA de votre organisation, l’avis de votre service propriété intellectuelle, ni un atelier sur vos propres sujets avec l’équipe.
- Aller plus loin
- Formation IA pour les équipes innovation, kit IA du chef de projet, kit Mesure et ROI de l’IA.
Les équipes innovation des grandes organisations ont, pour la plupart, un outil d’IA générative sous la main : Copilot dans Teams, un compte ChatGPT ou Claude d’entreprise, Gemini dans Workspace, Vibe de Mistral. Ce qui manque, ce n’est pas l’outil, c’est une progression. Chacun essaie de son côté, obtient une liste d’idées banales ou une « étude de marché » aux sources invérifiables, et conclut que l’IA ne sert pas à innover. Pendant ce temps, une minorité l’installe dans ses rituels : une veille qui tourne seule, une idéation à grande échelle, des concepts testés en une semaine au lieu d’un trimestre.
Cette page explique ce que la recherche montre de l’IA dans l’innovation, pourquoi une progression par niveau vaut mieux qu’une liste de prompts, ce que contiennent les 24 cas d’usage du kit, et vous donne le kit complet, au format Word, avec son classeur Excel, pour démarrer aujourd’hui sur vos sujets réels.
1. L’IA dans l’innovation : ce que montrent les études
Le BCG mesure l’écart depuis plusieurs années. Dans son étude 2024 sur les entreprises les plus innovantes, 86 % des équipes innovation expérimentaient l’IA générative, mais les organisations déjà « prêtes » à innover l’avaient déployée à l’échelle cinq fois plus souvent que les autres ; or 3 % seulement des entreprises atteignaient cette zone de préparation, alors que 83 % plaçaient l’innovation dans leurs trois priorités. En R&D, le BCG anticipe en 2025 une réduction de 10 à 20 % du délai de mise sur le marché et jusqu’à 20 % de coûts en moins, à condition de revoir les façons de travailler plutôt que d’ajouter un outil.
La recherche académique précise ce que l’IA fait bien et mal pour un innovateur. À la Wharton School, Girotra, Meincke, Terwiesch et Ulrich ont comparé en 2023 les idées de produits de GPT-4 à celles d’étudiants de MBA : les idées du modèle étaient en moyenne de meilleure qualité, produites beaucoup plus vite et pour presque rien, et la très grande majorité des meilleures idées de l’échantillon venaient du modèle. Leur conclusion : quand les idées ne coûtent plus rien, c’est la sélection qui devient le métier.
Mais deux autres études fixent les limites. L’expérience menée par Harvard avec 758 consultants du BCG a montré la « frontière déchiquetée » : 40 % de qualité en plus sur des tâches créatives, et des résultats nettement moins bons que sans IA sur une tâche d’analyse où le modèle se trompait avec assurance. Et Doshi et Hauser ont publié en 2024 dans Science Advances que l’aide de l’IA rend les productions individuelles meilleures, surtout chez les moins créatifs, mais aussi plus semblables entre elles : la diversité collective recule. Ce kit est construit pour tirer parti des premiers résultats et se protéger des seconds.
2. Pourquoi une progression par niveau, et pas une liste de prompts de plus
Les bibliothèques de prompts pour l’innovation ne manquent pas : cabinets de conseil, éditeurs d’outils, communautés de design thinking en publient. Elles ont trois défauts communs. Elles sont plates : cinquante prompts sans ordre, où le débutant ne sait pas par où commencer. Elles s’arrêtent à la sortie de l’IA : rien sur ce qu’il faut préparer avant, rien sur ce qu’il faut vérifier après, alors que c’est précisément là que se jouent les sources inventées et les chiffres de marché plausibles. Et elles ignorent le contexte d’une grande organisation : concepts non déposés, données de R&D, accords de confidentialité avec des partenaires, comités de sélection, dossiers de financement.
Le kit prend le problème autrement. Il suit les trois façons de travailler avec une IA que décrit le cadre AI Fluency publié par Anthropic en 2025 : l’automatisation, où l’IA exécute une tâche précise sur instruction ; l’augmentation, où l’humain et l’IA construisent ensemble en plusieurs tours ; l’agentivité, où l’humain configure l’IA pour qu’elle accomplisse ensuite des tâches pour son compte. Ces trois modes donnent trois niveaux, et les quatre compétences du même cadre (déléguer, décrire, discerner, être diligent) donnent la grille d’auto-évaluation. Chaque niveau reprend les huit situations du métier d’innovateur, de l’exploration au financement, si bien que le kit se lit aussi à la demande : on cherche sa situation, puis le niveau où l’on se sent à l’aise.
Chaque fiche dit enfin ce que les listes ne disent pas : quand utiliser le cas, ce qu’il faut préparer, ce que l’on doit obtenir, les trois points à vérifier avant d’utiliser le résultat, les variantes selon l’outil, et la fiche suivante. Et le kit installe des garde-fous propres à l’innovation : noter ses idées avant de consulter l’IA, imposer des perspectives variées, garder une part d’idées humaines dans chaque sélection.
3. Les trois niveaux et le parcours de six semaines
| Niveau | Mode de travail | Ce que vous savez faire à la fin | Durée indicative |
|---|---|---|---|
| Niveau 1 · Démarrer | L’IA exécute une tâche à la fois, à partir de ce que vous lui donnez. | Obtenir en quelques minutes une note de signaux faibles sourcée, des verbatims regroupés, un défi cadré, cinquante idées, une proposition de valeur, une grille de sélection, la carte des hypothèses et un pitch, que vous utilisez après vérification. | 2 semaines, 20 à 30 minutes par jour |
| Niveau 2 · Structurer | L’IA co-construit : vous fournissez vos documents, vous dialoguez en plusieurs tours, vous la faites travailler par étapes. | Produire des livrables de comité : état de l’art actualisable, entretiens analysés, brief d’innovation, idéation par analogies, scénario et fiche concept, comité de sélection, protocole de test, business case et dossier d’appel à projets. | 2 semaines, 30 à 45 minutes par jour |
| Niveau 3 · Systématiser | Vous configurez l’IA pour qu’elle travaille pour vous et pour l’équipe : instructions permanentes, projets et agents, tâches planifiées, chaînes de prompts. | Disposer d’un assistant innovation, d’une vigie hebdomadaire, d’une base d’insights, d’une chaîne d’idéation, d’un prototype en une journée, d’un évaluateur de portefeuille, d’un journal d’expérimentation et d’un copilote financement. | 2 semaines, 45 minutes par jour, puis quelques minutes par semaine |
Le parcours proposé tient en six semaines : quatre fiches par semaine, dans l’ordre des situations, et un défi de validation à la fin de chaque niveau, sur un sujet réel de votre portefeuille. Au niveau 1, produire une note de signaux faibles dont toutes les sources sont vérifiées et la proposition de valeur d’un concept. Au niveau 2, présenter en comité un concept complet avec son protocole de test. Au niveau 3, mettre en service son assistant innovation et un dispositif (vigie, base d’insights, évaluateur ou journal) qu’un collègue utilise sans vous. L’auto-positionnement en douze questions indique le niveau d’entrée ; le journal de progression et la grille d’auto-évaluation des annexes mesurent le chemin parcouru.
4. Les 24 cas d’usage, de la veille au financement
Huit situations, trois niveaux, une fiche par case. Les situations reprennent celles que nous travaillons dans les formations IA pour les équipes innovation, complétées par les insights utilisateurs et l’expérimentation.
Le détail de chaque cas suit : la situation, ce que vous obtenez et le point à vérifier avant d’utiliser le résultat. Le prompt complet est dans le kit.
Niveau 1 · Démarrer : l’IA exécute
1.1 Cartographier dix signaux faibles sur un thème, avec leurs sources
Exploration et veille. Temps gagné : 1 heure par note de veille. Au lancement d’une exploration, quand on vous demande « ce qui bouge » sur un thème (mobilité décarbonée, IA dans la relation client, nouveaux matériaux) et que vous n’avez ni le temps de lire quarante articles ni envie d’arriver en comité avec trois intuitions.
Ce que vous obtenez : dix signaux datés et sourcés, chacun relié à une question pour l’organisation ; trois signaux sous-estimés argumentés et une liste de mots clés de veille. À vérifier : ouvrez chaque source : titre, date, contenu correspondent. Les modèles produisent des références plausibles et fausses.
1.2 Regrouper trente verbatims en besoins, irritants et hypothèses
Insights utilisateurs. Temps gagné : 2 heures par lot de verbatims. Après une série d’entretiens, un sondage interne, une lecture d’avis clients ou de tickets support.
Ce que vous obtenez : huit groupes de besoins et d’irritants nommés, comptés et illustrés par des citations réelles ; cinq hypothèses de besoins non couverts, formulées pour être testées. À vérifier : chaque citation existe mot pour mot dans vos verbatims : faites une recherche texte sur deux ou trois d’entre elles.
1.3 Reformuler un problème flou en défi d’innovation et en questions « Comment pourrions-nous »
Cadrage du défi. Temps gagné : 45 minutes par cadrage. Quand un dirigeant ou un métier vous confie une intention (« il faut faire quelque chose sur la fidélisation », « trouvez-nous un usage de l’IA ») sans problème défini, et que vous devez revenir avec un défi assez précis pour être travaillé et assez ouvert pour laisser place aux idées.
Ce que vous obtenez : trois reformulations du problème et trois questions « Comment pourrions-nous » de bonne largeur ; la liste des hypothèses cachées dans la demande, et celles à vérifier d’abord. À vérifier : aucune question « Comment pourrions-nous » ne contient déjà la solution (« …grâce à une application mobile »).
1.4 Générer cinquante idées en dix minutes avec SCAMPER
Idéation. Temps gagné : 1 heure par séance d’idéation. Quand le défi est cadré et qu’il faut ouvrir le champ avant l’atelier avec l’équipe.
Ce que vous obtenez : cinquante idées courtes, réparties sur les sept leviers SCAMPER, sans doublon ; une première sélection : cinq idées prometteuses, cinq idées originales. À vérifier : comparez avec vos idées notées avant le prompt : si l’IA ne vous a rien appris, relancez avec « propose vingt idées qu’un acteur d’un autre secteur aurait ».
1.5 Rédiger la proposition de valeur d’une idée en une page
Conception du concept. Temps gagné : 1 heure par concept. Quand une idée sort de l’atelier et qu’il faut la rendre présentable et discutable.
Ce que vous obtenez : une page structurée : titre, phrase de valeur, bénéfices, effort d’adoption, risques, objections ; les points faibles du concept rendus visibles avant le comité. À vérifier : le problème résolu est prouvé par une donnée ou un verbatim, pas supposé : sinon, retournez à la fiche 1.2.
1.6 Construire une première grille de sélection désirabilité, faisabilité, viabilité
Évaluation et priorisation. Temps gagné : 45 minutes par grille. Quand plusieurs idées sont sur la table et que l’équipe choisit encore « au feeling » ou au bénéfice de celui qui parle le plus fort.
Ce que vous obtenez : une grille de neuf critères maximum, chacun avec échelle décrite et preuve attendue ; une règle de synthèse et ses limites. À vérifier : les critères sont alignés sur votre stratégie réelle, pas sur une stratégie générique : relisez-les avec un membre du comité.
1.7 Lister les hypothèses critiques d’un concept et les classer par risque
Expérimentation et test. Temps gagné : 45 minutes par concept. Dès qu’un concept existe (fiche 1.5) et avant d’investir.
Ce que vous obtenez : la carte complète des hypothèses du concept, en quatre familles ; les trois hypothèses les plus risquées et le test le plus léger pour chacune. À vérifier : le « niveau de preuve » attribué par l’IA correspond à ce que vous avez vraiment : corrigez-le hypothèse par hypothèse.
1.8 Préparer le pitch de trois minutes d’une idée
Déploiement, pitch et financement. Temps gagné : 1 heure par pitch. Avant un comité d’innovation, un concours d’idées interne, un rendez-vous avec un sponsor.
Ce que vous obtenez : un pitch de trois minutes qui dit le problème, la preuve, l’inconnu et la demande ; cinq questions difficiles anticipées, avec leurs réponses. À vérifier : chaque chiffre du pitch vient de vous et vous savez d’où il sort.
Niveau 2 · Structurer : l’IA co-construit
2.1 Construire un état de l’art ou un benchmark sourcé, actualisable
Exploration et veille. Temps gagné : 1 journée par état de l’art. Avant d’engager des moyens sur une piste.
Ce que vous obtenez : un plan d’état de l’art validé par vous, puis une grille comparative remplie et sourcée ; une synthèse qui distingue l’établi, le contesté, les échecs et les espaces libres. À vérifier : vérifiez une source sur trois au moins, et toutes celles qui fondent une opportunité : date, auteur, contenu réel.
2.2 Préparer des entretiens utilisateurs, puis analyser les transcriptions en opportunités
Insights utilisateurs. Temps gagné : 3 heures par campagne de cinq entretiens. Quand les hypothèses de la fiche 1.2 doivent être confrontées à de vrais utilisateurs.
Ce que vous obtenez : un guide d’entretien non suggestif, orienté sur le vécu, avec relances ; une analyse par hypothèse, à citations exactes et numérotées, avec verdict et niveau de confiance. À vérifier : les transcriptions sont anonymisées et déposées dans l’outil autorisé : un entretien utilisateur contient des données personnelles.
2.3 Rédiger le brief d’innovation : parties prenantes, contraintes, critères de succès
Cadrage du défi. Temps gagné : 3 heures par brief. Quand le défi est formulé (fiche 1.3) et qu’il faut le document de référence qui engage le commanditaire, cadre l’équipe et servira de juge de paix au moment de sélectionner les concepts.
Ce que vous obtenez : un entretien simulé qui révèle les questions que vous n’aviez pas posées ; un brief de deux pages dont chaque supposition est marquée [hypothèse]. À vérifier : chaque [hypothèse] est confirmée ou supprimée avec le vrai commanditaire avant diffusion.
2.4 Idéation dirigée : analogies intersectorielles, puis combinaison et enrichissement de concepts
Idéation. Temps gagné : 2 heures par séance. Quand la première salve d’idées (fiche 1.4) reste trop proche de l’existant.
Ce que vous obtenez : cinq mécanismes venus d’ailleurs, avec un exemple réel chacun et sa transposition ; quinze concepts combinés, traçables jusqu’à ce qu’ils empruntent. À vérifier : les exemples « réels » des analogies sont vérifiés : c’est ici que les modèles inventent des entreprises et des chiffres.
2.5 Du concept au scénario d’usage, au storyboard et à la fiche concept
Conception du concept. Temps gagné : 3 heures par concept. Quand un concept est retenu et qu’il faut le rendre tangible pour les utilisateurs, le comité et les équipes qui le construiront.
Ce que vous obtenez : un scénario d’usage en huit étapes qui montre les frictions, pas seulement les bénéfices ; un storyboard prêt à être dessiné ou maquetté, avec les besoins côté organisation. À vérifier : chaque étape du scénario s’appuie sur un insight réel : marquez celles qui sont imaginées.
2.6 Évaluer un lot d’idées avec la grille, puis challenger les finalistes avec des profils utilisateurs simulés
Évaluation et priorisation. Temps gagné : 3 heures par comité de sélection. Avant un comité de sélection : vous avez dix à trente idées ou concepts, la grille de la fiche 1.6, et vous voulez arriver avec une pré-évaluation argumentée et les objections déjà entendues.
Ce que vous obtenez : un tableau d’évaluation où chaque note cite sa preuve ou avoue « non renseigné » ; les doublons à fusionner et les éliminations expliquées. À vérifier : les notes sont des propositions soumises au comité, jamais un classement final : présentez-les comme telles.
2.7 Concevoir le protocole d’expérimentation, puis analyser les résultats et décider
Expérimentation et test. Temps gagné : 4 heures par expérimentation. Quand l’hypothèse la plus risquée est désignée (fiche 1.7).
Ce que vous obtenez : trois protocoles comparés et une recommandation, avec seuils fixés avant le test ; une analyse qui sépare ce que les données prouvent de ce qu’elles suggèrent. À vérifier : les seuils ont bien été écrits avant le test et n’ont pas bougé : conservez le document du tour 1.
2.8 Rédiger le business case et la feuille de route d’un concept, et monter un dossier d’appel à projets
Déploiement, pitch et financement. Temps gagné : 1 journée par dossier. Quand un concept a passé ses premiers tests et qu’il faut obtenir un budget interne ou un financement externe (Bpifrance, France 2030, ADEME, Horizon Europe, région, fondation).
Ce que vous obtenez : un business case en trois scénarios dont chaque hypothèse est visible et modifiable ; une feuille de route en trois phases avec critères de passage. À vérifier : chaque chiffre du business case vient de vous ou est marqué [à confirmer] : refaites les calculs clés à la main.
Niveau 3 · Systématiser : l’IA travaille pour vous
3.1 Créer son assistant innovation permanent
Cadrage du défi (transverse). Temps gagné : 2 heures par semaine, ensuite. Dès que vous vous surprenez à recoller la stratégie, la grille de sélection, le brief et le vocabulaire maison à chaque prompt. L’assistant innovation est le socle des sept autres fiches de ce niveau.
Ce que vous obtenez : un assistant qui connaît votre stratégie, votre grille, vos formats et vos défis en cours ; les 23 autres fiches lancées en une phrase (« fiche 1.5 sur l’idée X ») sans réexplication. À vérifier : les documents joints ne contiennent aucune donnée que votre charte interdit de stocker dans l’outil : concepts non déposés, données partenaires sous accord de confidentialité, données personnelles.
3.2 La vigie : veille automatisée des tendances, concurrents, brevets et appels à projets
Exploration et veille. Temps gagné : 3 heures par semaine. Quand la veille se fait par à-coups, avant un comité, et jamais entre deux.
Ce que vous obtenez : chaque semaine, une synthèse courte, datée et sourcée, dans le canal de l’équipe ; les appels à projets repérés avec leur date limite, assez tôt pour monter un dossier. À vérifier : chaque lundi, dix minutes pour ouvrir les liens des faits que vous relayerez : la vigie propose, un humain relaie.
3.3 La base d’insights vivante : collecter, étiqueter, interroger tout ce que disent les utilisateurs
Insights utilisateurs. Temps gagné : 4 heures par mois, et des études évitées. Quand l’équipe a accumulé des entretiens, des verbatims de support, des avis, des enquêtes, dans dix dossiers différents, et que chaque nouveau projet recommence une étude parce que personne ne retrouve ce qui a déjà été dit.
Ce que vous obtenez : chaque source indexée en cinq minutes, étiquetée, reliée à ce qui existe déjà ; des réponses sourcées en citations exactes à « que savons-nous de… », avec le degré de confiance. À vérifier : toutes les sources sont anonymisées avant dépôt, et l’espace est celui que la DSI et le délégué à la protection des données ont validé pour ce type de données.
3.4 La chaîne d’idéation : divergence massive, regroupement, scoring, shortlist, avec garde-fous contre l’uniformité
Idéation. Temps gagné : 1 journée par défi, au lieu d’une semaine. Quand un défi mérite d’explorer très large avant de converger.
Ce que vous obtenez : 200 idées en dix perspectives, regroupées en familles de mécanismes ; un classement par la grille, avec ses zones de fragilité. À vérifier : les idées de l’équipe ont été recueillies avant de lancer la chaîne : une étude publiée dans Science Advances en 2024 montre que l’aide de l’IA rend les productions individuelles meilleures et plus semblables entre elles.
3.5 Du storyboard au prototype testable : maquette narrative, page de test, écrans cliquables
Conception du concept. Temps gagné : 1 journée par prototype, au lieu de plusieurs semaines. Quand un concept doit être confronté à des utilisateurs réels (fiche 2.7) et qu’attendre un développement coûte trop cher.
Ce que vous obtenez : un script de deux minutes et une page de présentation prête pour un test d’intérêt ; une maquette cliquable des écrans clés, avec données fictives, en une journée. À vérifier : aucune donnée réelle, aucun nom de client, aucun chiffre interne dans le prototype : il sera vu par des personnes extérieures.
3.6 L’évaluateur de portefeuille : appliquer la grille à toutes les idées soumises, repérer les doublons, suivre le portefeuille
Évaluation et priorisation. Temps gagné : 1 journée par mois pour un responsable de portefeuille. Quand l’équipe reçoit des dizaines d’idées (boîte à idées, appel interne, intrapreneurs) et que l’évaluation prend des semaines, est inégale selon l’évaluateur, et laisse des doublons et des idées déjà testées revenir chaque année.
Ce que vous obtenez : chaque idée soumise contrôlée, rapprochée du portefeuille et pré-évaluée en quelques minutes, avec une réponse au porteur ; une revue mensuelle du portefeuille qui montre les trous, les blocages et les arbitrages. À vérifier : la pré-évaluation ne sort jamais telle quelle vers un porteur ou un comité : un binôme humain la relit et la signe.
3.7 Le journal d’expérimentation : cartes de test, cartes d’apprentissage, mémoire des pivots
Expérimentation et test. Temps gagné : 1 heure par semaine, et des tests non refaits. Quand l’équipe mène plusieurs expérimentations en parallèle et que les apprentissages se perdent dans les comptes rendus.
Ce que vous obtenez : des cartes de test et d’apprentissage à jour chaque semaine, et les dérives de protocole signalées ; trois apprentissages par semaine partagés à l’équipe. À vérifier : un seuil modifié en cours de test est signalé et discuté, pas corrigé en silence.
3.8 Le copilote financement et comité : de l’appel à projets repéré au dossier déposé, et la répétition de la soutenance
Déploiement, pitch et financement. Temps gagné : 2 jours par dossier, au lieu de deux semaines. Quand la vigie (fiche 3.2) a repéré un appel pertinent, que la date limite approche, et qu’il faut mobiliser plusieurs contributeurs.
Ce que vous obtenez : un plan de dossier aligné sur la grille, réparti entre contributeurs et daté ; des sections réécrites dans le vocabulaire du jury, chiffres cohérents, affirmations sans preuve signalées. À vérifier : le service propriété intellectuelle a validé ce qui est écrit sur l’invention et dans quel outil le dossier a été rédigé : un dossier déposé est une divulgation.
5. Ce que contient une fiche, avec un exemple
Chaque fiche tient sur une page et suit le même plan : un en-tête (situation, niveau, outils compatibles, ordre de grandeur du temps gagné), « Quand l’utiliser », « Ce qu’il faut préparer », le prompt à copier avec ses parties à remplacer surlignées, « Ce que vous devez obtenir », « Vérifiez avant d’utiliser », « Variantes selon l’outil » (Copilot dans Teams, Word, Excel ou PowerPoint, agent Researcher ; ChatGPT, Claude et Gemini avec leur recherche approfondie ; Gemini Notebook ; Vibe) et « Étape suivante ». Voici, pour donner le ton, le prompt de la fiche 1.7, la carte des hypothèses critiques d’un concept.
Voici la proposition de valeur d’un concept : [collez la page de la fiche 1.5]. Ce que nous savons déjà : [preuves disponibles].
1) Liste toutes les hypothèses qui doivent être vraies pour que ce concept réussisse, classées en quatre familles : désirabilité (les utilisateurs le veulent), faisabilité (nous pouvons le faire), viabilité (cela crée de la valeur pour l’organisation), adaptabilité (le contexte, la réglementation et les partenaires le permettent). Formule chaque hypothèse ainsi : « Nous croyons que [qui] [fera / acceptera / paiera quoi] parce que [raison] ». 2) Note chaque hypothèse sur deux axes : importance (si elle est fausse, le concept meurt ?) et niveau de preuve actuel (avons-nous des faits ou des opinions ?). 3) Désigne les trois hypothèses les plus risquées : importantes et peu prouvées. 4) Pour chacune, propose le test le plus rapide et le moins cher qui la confirmerait ou l’infirmerait, avec le résultat chiffré qui ferait dire « c’est validé » et celui qui ferait dire « on arrête ».
Et les trois points de vérification qui l’accompagnent : le niveau de preuve attribué par l’IA correspond à ce que vous avez vraiment, hypothèse par hypothèse ; les tests proposés sont réalisables dans votre organisation ; les seuils de validation sont fixés avant le test, et pas après avoir vu les résultats. C’est cette discipline, répétée sur 24 fiches, qui transforme un essai en compétence.
6. Les cinq règles de sécurité de l’innovateur
Un innovateur manipule ce qu’une organisation a de plus fragile : des idées qui n’existent pas encore, des résultats de recherche, des informations de partenaires, des verbatims de clients. Le mode d’emploi du kit fixe cinq règles, à appliquer en plus de la charte IA de votre organisation, jamais à sa place.
- L’outil autorisé, pour les données qu’il autorise. Les données internes vont dans l’outil d’entreprise validé par la DSI ; les résultats de R&D, les données personnelles et les informations de partenaires ne vont jamais dans un outil grand public gratuit.
- Un concept non déposé est un secret. Une invention n’est brevetable que si elle n’a pas été divulguée avant le dépôt. Avant de décrire une invention à une IA, de publier un prototype ou de déposer un dossier, parlez-en à votre service propriété intellectuelle ; l’enveloppe e-Soleau de l’INPI date vos travaux à peu de frais.
- Anonymiser avant de coller, et respecter les accords. Noms de personnes, de clients, de partenaires : des étiquettes suffisent pour que le prompt fonctionne. Les informations reçues sous accord de confidentialité restent dans le périmètre prévu par l’accord, outil compris.
- L’IA propose, l’équipe décide. Aucune note de grille, aucun chiffre de marché, aucune hypothèse de business case produit par l’IA n’entre en comité sans un propriétaire humain qui sait d’où il vient. Un profil utilisateur simulé prépare un entretien, il ne le remplace pas.
- Protéger la diversité, être transparent, garder la trace. Noter ses idées avant de consulter l’IA, imposer des perspectives variées, garder une part d’idées humaines dans chaque sélection ; mentionner l’usage de l’IA quand la charte le demande et conserver les prompts et sorties qui ont servi à une décision. Depuis le 2 février 2025, l’article 4 du règlement européen sur l’IA demande aux employeurs de prendre des mesures pour développer la maîtrise de l’IA de ceux qui l’utilisent ; le règlement omnibus (UE) 2026/1744 en a fait une obligation de moyens (« favoriser le développement de la maîtrise de l’IA ») : le kit y contribue.
7. Ce que contient le kit
Le kit est un document Word de 43 pages, avec les parties à remplacer surlignées en jaune dans chaque prompt. Il s’ouvre sur un mode d’emploi : pourquoi ce kit, les trois niveaux et le parcours de six semaines, l’auto-positionnement en douze questions, la trame de prompt en quatre ingrédients (objectif, contexte, sources, attentes) et le réflexe de vérification, les cinq règles de sécurité, la légende des fiches. Viennent ensuite les trois niveaux, huit fiches chacun, chaque niveau s’ouvrant sur ce que vous saurez faire et se fermant sur un défi de validation et ses critères de passage. La cinquième partie s’adresse à l’équipe innovation et au lab : le quart d’heure IA du lundi, la bibliothèque partagée de prompts, les huit règles d’usage de l’équipe, les cinq indicateurs pour mesurer les gains, le rôle du responsable innovation. Six annexes ferment le kit : la matrice des cas d’usage et le tableau « quel outil pour quoi », la grille d’auto-évaluation par niveau, la checklist de vérification d’une sortie IA, le journal de progression, le glossaire et les sources.
Le classeur Excel qui l’accompagne contient neuf onglets prêts à remplir : la grille de sélection pondérée, l’évaluation des idées avec score, élimination et rang calculés, la carte des hypothèses avec leur niveau de risque, les cartes de test à seuils fixés d’avance, le journal d’expérimentation, le portefeuille d’idées avec ses alertes, les profils utilisateurs pour les jeux de rôle et le journal de progression.
Téléchargez le kit IA de l’innovateur (Word + Excel, gratuit)
43 pages, 24 fiches d’une page, trois niveaux, six annexes, et un classeur de neuf onglets. Rédigé par NextStart.AI à partir des études du BCG sur l’IA dans l’innovation et la R&D, des travaux de la Wharton School, de Harvard et de Science Advances sur l’IA et la créativité, du cadre AI Fluency d’Anthropic et des ateliers animés avec des équipes innovation de grandes organisations.
- Auto-positionnement, trame de prompt et cinq règles de sécurité propres à l’innovation
- 24 prompts prêts à copier, de la veille au financement, en trois niveaux
- Un défi de validation par niveau et un parcours de six semaines
- Classeur Excel : grille de sélection, hypothèses, cartes de test, portefeuille d’idées
8. Questions fréquentes
À qui s’adresse ce kit ?
Aux équipes innovation, R&D, produit et transformation des grandes organisations, aux labs et aux intrapreneurs, quel que soit leur niveau de départ : l’auto-positionnement en douze questions indique par quel niveau commencer. Les directions de l’innovation peuvent le diffuser tel quel comme parcours d’autoformation.
Faut-il une formation avant d’utiliser le kit ?
Non. Le kit est conçu pour l’autonomie : chaque fiche dit ce qu’il faut préparer, donne le prompt à copier et les points à vérifier. Une formation sur vos propres sujets accélère la montée en compétence et traite les cas particuliers de votre organisation, mais elle n’est pas un prérequis.
Avec quels outils fonctionne-t-il ?
Avec Microsoft 365 Copilot, ChatGPT, Claude, Gemini et Vibe de Mistral (ex-Le Chat). Les prompts sont neutres ; chaque fiche indique les variantes utiles quand l’outil change la donne, par exemple la recherche approfondie pour un état de l’art, Gemini Notebook pour une base d’insights, Copilot dans Excel pour une grille de sélection ou les Artifacts de Claude pour une maquette cliquable.
Peut-on décrire une invention à une IA ?
Pas sans précaution. Une invention n’est brevetable que si elle n’a pas été divulguée avant le dépôt : le kit demande de consulter votre service propriété intellectuelle avant de décrire une invention dans un outil, de publier un prototype ou de déposer un dossier, et de n’utiliser que les outils autorisés par votre organisation pour ce type d’information.
L’IA ne va-t-elle pas uniformiser nos idées ?
C’est un risque mesuré par la recherche : l’IA améliore les idées individuelles mais les rend plus semblables entre elles. Le kit l’évite par trois règles : noter ses idées avant de consulter l’IA, imposer des perspectives variées dans les prompts d’idéation, et garder une part d’idées humaines dans chaque sélection. La chaîne d’idéation de la fiche 3.4 est construite sur ces garde-fous.
Combien de temps prend le parcours ?
Six semaines à raison de 20 à 45 minutes par jour, deux semaines par niveau, avec un défi de validation à la fin de chaque niveau. Le kit se lit aussi à la demande : la matrice de l’annexe A permet de trouver directement la fiche qui correspond à votre situation du moment.
9. Aller plus loin
Le kit permet de progresser seul ; il ne remplace pas l’atelier sur vos propres sujets. La formation IA pour les équipes innovation de NextStart.AI, en 1 h 30 ou en demi-journée, fait travailler vos équipes sur leurs explorations, leurs concepts et leur portefeuille réels, avec 70 % de pratique, et repart avec les prompts et les agents construits pendant la session. Les fiches de niveau 3 renvoient aussi aux ressources du catalogue app.nextstart.ai, dont l’évaluateur du portefeuille d’idées et la vigie des appels à projets et financements.
À lire aussi : Kit IA du chef de projet : 24 cas d’usage et leurs prompts, Mesurer les usages, la valeur et le ROI de l’IA : le kit 2026, Réseau d’ambassadeurs IA : le kit 2026 pour monter votre collectif, Kit du manager face à l’IA : embarquer votre équipe et Kit Sécurité et données du commanditaire de projet IA.
Toute la série des kits gratuits. Pour piloter l’adoption : modèle de charte IA, kit Ambassadeurs IA, kit du manager face à l’IA, kit Feuille de route d’adoption, grille de maturité IA, kit Mesure et ROI de l’IA et kit Gouvernance des IA. Pour le commanditaire de projet IA : kit IA Act, kit RGPD, kit Sécurité et données, kit IA et dialogue social et kit IA frugale. Par métier : kit IA RH, kit IA marketing, kit IA finance, kit IA juristes, kit IA du commercial, kit IA du chef de projet, kit IA de l’innovateur et kit IA du communicant.
10. Sources
Les chiffres et références cités sur cette page et dans le kit s’appuient sur les sources suivantes, consultées en octobre 2026.
- Boston Consulting Group, Innovation Systems Need a Reboot (Most Innovative Companies 2024), juin 2024.
- Boston Consulting Group, Executive Perspectives : AI-Powered R&D, février 2025.
- Boston Consulting Group, Most Innovative Companies 2025, juin 2025.
- Karan Girotra, Lennart Meincke, Christian Terwiesch et Karl T. Ulrich, Ideas are Dimes a Dozen : Large Language Models for Idea Generation in Innovation, Wharton School, 2023, et Managing Innovation with Generative AI, Mack Institute, janvier 2024.
- Fabrizio Dell’Acqua, Ethan Mollick et al., Navigating the Jagged Technological Frontier, Harvard Business School Working Paper 24-013, septembre 2023.
- Anil R. Doshi et Oliver P. Hauser, Generative AI enhances individual creativity but reduces the collective diversity of novel content, Science Advances, juillet 2024.
- James Brand, Ayelet Israeli et Donald Ngwe, Generative AI Is Reshaping Early-Stage Market Research, Harvard Business Review, juillet 2025 ; BI Norwegian Business School, Can AI facilitate market research and innovation ?, novembre 2025.
- Rick Dakan, Joseph Feller et Anthropic, AI Fluency Framework, 2025 (licence CC BY-NC-SA 4.0).
- Board of Innovation, AI tools for innovation ; Alexander Osterwalder et David J. Bland, Testing Business Ideas, Wiley, 2019.
- INPI, Qu’est-ce qu’une invention brevetable ?
- Direction générale des Entreprises, appel à projets France 2030 « Pionniers de l’IA » ; Commission européenne, EIC Accelerator.
- Règlement (UE) 2024/1689 du 13 juin 2024 établissant des règles harmonisées concernant l’intelligence artificielle, article 4, maîtrise de l’IA, applicable depuis le 2 février 2025.
