Kit IA Act du commanditaire

Ressource gratuite · Kit Word + Excel

Kit IA Act du commanditaire : la feuille de route 2026-2027 pour votre organisation

Ce qui s’applique réellement à une grande organisation qui utilise l’IA, comment construire le programme de littératie IA exigé par l’article 4, comment préparer le haut risque avant décembre 2027, et quelles preuves conserver. Sans le discours de la peur.

📄 Word, 31 pages📊 Classeur Excel, 5 outils🇪🇺 À jour de l’Omnibus IA 2026🆓 Gratuit
WArt. 4Littératie IAdepuis 2025Art. 50Transparencedepuis août 20262027Haut risque2 décembre 2027

Le kit IA Act du commanditaire, en bref

Ce que c’est
Une lecture opérationnelle du règlement européen sur l’IA pour la personne qui porte le programme IA d’une grande organisation et doit répondre à la question « sommes-nous en règle ? » : ce qui s’applique à un déployeur, l’auto-diagnostic, la méthode pour construire le programme de littératie IA de l’article 4, la transparence, la préparation du haut risque, la gouvernance, la feuille de route et les preuves à conserver.
Pour qui
DRH et responsables formation, directeurs de la transformation ou du programme IA, DSI, et leurs partenaires juridique, conformité et DPO, dans les groupes, les banques, les assureurs, les établissements publics et les industriels.
Format
Document Word de 31 pages (8 parties et 6 annexes) et classeur Excel en 5 onglets : matrice des populations, plan de littératie IA, registre des preuves, calendrier avec compte à rebours, auto-diagnostic.
Ce qu’il contient
Le calendrier 2025-2028 après l’Omnibus IA, les quatre situations du règlement, qui contrôle en France et quelles sanctions ; l’auto-diagnostic en douze questions ; les cinq populations à former, le socle commun en huit points, les formats, les preuves et les erreurs fréquentes ; la checklist transparence ; les obligations du déployeur traduites en actions, l’analyse d’impact, les clauses éditeurs ; la matrice des rôles et la jurisprudence 2025-2026 sur la consultation du CSE ; la feuille de route à 90 jours et 12 mois ; le modèle de plan de littératie IA, la note au comité de direction, la checklist en trente points, les questions fréquentes, le glossaire et les sources.
Sur quoi il s’appuie
Le règlement (UE) 2024/1689 modifié par le règlement (UE) 2026/1744 (Omnibus IA, en vigueur le 27 juillet 2026), les questions-réponses de la Commission sur la littératie IA (27 juillet 2026), ses lignes directrices sur la transparence (20 juillet 2026) et son projet de lignes directrices sur le haut risque (19 mai 2026), les questions-réponses de la CNIL, la répartition des autorités annoncée par la DGE, et les décisions des tribunaux de Nanterre et de Paris sur la consultation du CSE.
Prix
Gratuit, contre une adresse email professionnelle. Aucun email non sollicité.
Mise à jour
Septembre 2026, version 1.0. Relecture prévue à chaque jalon : 2 décembre 2026, 2 août 2027, 2 décembre 2027.
Ce que ça ne remplace pas
Un avis juridique : la qualification d’un système, l’analyse d’impact et les décisions qui engagent l’organisation relèvent de votre direction juridique, de votre DPO ou de votre conseil.
Aller plus loin
kit RGPD du commanditaire de projet IA (le volet données personnelles), kit IA frugale (le volet environnemental), kit IA responsable (biais, transparence et supervision humaine), kit Gouvernance des systèmes d’IA (registre et grille AI Act), modèle de charte IA, kit Ambassadeurs IA, formation IA en entreprise.

La question arrive toujours de la même façon. Un administrateur, un auditeur, un délégué du personnel ou un client demande si l’organisation est « conforme à l’AI Act ». La personne qui porte le programme IA cherche alors une réponse, et trouve d’un côté des cabinets qui vendent des audits, de l’autre des organismes de formation qui annoncent une « formation IA obligatoire » qui n’existe pas sous cette forme, et entre les deux des éditeurs de plateformes de gouvernance. Personne ne lui dit simplement ce qu’un déployeur doit faire, dans quel ordre, et comment le prouver.

Cette page fait cette réponse, et le kit qui l’accompagne la rend opérationnelle. Il est centré sur la seule obligation qui concerne dès aujourd’hui la totalité des collaborateurs d’une organisation qui utilise l’IA, la littératie IA de l’article 4, parce que c’est celle sur laquelle le commanditaire a la main et parce que, bien conduite, elle sert l’adoption autant que la conformité. Il traite le reste, transparence, haut risque, gouvernance et dialogue social, à la hauteur de ce qu’un commanditaire doit en savoir pour piloter, avec un renvoi systématique vers les fonctions qui décident.

1. Ce qui s’applique vraiment à un déployeur, après l’Omnibus IA

Une grande organisation qui déploie Copilot, ChatGPT, Claude, Gemini ou Mistral, qui active une fonction d’IA dans son logiciel RH ou son CRM, ou qui configure des agents avec les outils de son éditeur, est déployeuse au sens du règlement, pas fournisseuse. C’est le cas général, et c’est celui que le kit traite. Le règlement (UE) 2026/1744, dit Omnibus IA, publié le 24 juillet 2026 et en vigueur depuis le 27 juillet, a décalé les obligations les plus lourdes et reformulé l’article 4. Voici le calendrier tel qu’il s’applique à un déployeur.

DateCe qui s’appliqueCe que vous devez avoir fait
2 février 2025Pratiques interdites (article 5). Littératie IA (article 4).Pratiques interdites écartées, programme de littératie IA engagé.
2 août 2026Application générale. Transparence (article 50). Désignation des autorités nationales et début du contrôle, y compris de l’article 4.Chatbots identifiés comme tels, contenus générés étiquetés, plan de littératie IA documenté, preuves conservées.
2 décembre 2026Fin du délai de marquage pour les systèmes antérieurs au 2 août 2026. Nouvelle pratique interdite (contenus intimes non consentis, pédocriminels).Engagement écrit des éditeurs sur le marquage des contenus générés.
2 décembre 2027Haut risque de l’annexe III : obligations du déployeur (article 26), analyse d’impact sur les droits fondamentaux (article 27), enregistrement des autorités publiques (article 49).Registre qualifié, superviseurs formés, journaux, information des salariés et des personnes, analyse d’impact le cas échéant.
2 août 2028Haut risque de l’annexe I (composants de sécurité de produits réglementés).Concerne surtout les industriels qui intègrent de l’IA dans des produits.

Le contrôle relève des autorités nationales, pas du Bureau européen de l’IA. En France, le gouvernement a annoncé en septembre 2025 une répartition sectorielle, sous réserve de la loi : la CNIL pour la biométrie, l’emploi et l’éducation, la DGCCRF pour la transparence des contenus et la coordination, l’Arcom, l’ACPR pour le crédit, l’ANSM pour les dispositifs médicaux. Les sanctions vont jusqu’à 15 millions d’euros ou 3 % du chiffre d’affaires mondial pour les manquements du déployeur et à la transparence ; l’article 4 n’est pas assorti d’un plafond propre, mais la Commission indique qu’un manquement à la littératie IA pèsera lourd lorsqu’un incident sera imputable à l’absence de formation. Le kit détaille les quatre situations du règlement, ce que l’omnibus IA a changé et ce qui continue de s’appliquer à côté : RGPD, droit du travail, sécurité.

2. L’article 4 : la seule obligation qui concerne déjà tout le monde

Depuis le règlement omnibus (UE) 2026/1744, l’article 4 demande aux fournisseurs et aux déployeurs de « prendre des mesures pour favoriser le développement de la maîtrise de l’IA » de leur personnel et des personnes qui utilisent leurs systèmes pour leur compte, en tenant compte de leurs connaissances, de leur expérience et du contexte d’usage, sans garantir un niveau donné à quiconque. Les questions-réponses de la Commission, mises à jour le 27 juillet 2026, en tirent les conséquences : c’est une obligation de moyens, proportionnée et différenciée par profil ; elle couvre les prestataires et intérimaires ; elle n’exige ni certificat ni test, un registre interne des formations suffit ; elle s’applique depuis février 2025 et se contrôle depuis août 2026 ; et pour les déployeurs de systèmes à haut risque, la formation des personnes chargées de la supervision humaine reste une obligation de plein exercice.

La différenciation par profil est la clé du dispositif, et c’est ce qu’un e-learning acheté sur étagère ne fait pas. Le kit distingue cinq populations, définies par leur exposition à l’IA, avec pour chacune ce qu’elle doit savoir, un format et une durée indicatifs. Pour transformer ces populations en plan de formation chiffré (parcours, calendrier, budget et registre), le modèle de plan de formation IA prend le relais.

PopulationCe qu’elle doit savoirFormat indicatif
Utilisateurs d’assistantsLe socle commun en huit points : ce qu’est l’IA générative, les outils autorisés, ce que l’on ne confie jamais, hallucinations et biais, la vérification, la transparence, les usages sensibles, à qui s’adresser.Atelier pratique d’une heure par groupe de douze, sur les cas d’usage du métier, puis rappel en ligne.
ManagersCe qu’un manager peut ou non déléguer à l’IA, comment relire un travail assisté, informer son équipe, déclarer les agents créés.Deux heures, intégrées aux parcours managériaux.
Métiers exposés au haut risqueLes obligations de l’article 26 à leur poste : notice du fournisseur, supervision humaine, quand ne pas suivre le système, journaux, information des personnes, incidents.Une demi-journée par système, habilitation nominative, avant la mise en service.
Fonctions techniques, data, achatsQualification des systèmes, exemptions de l’article 6, documentation, clauses éditeurs, marquage, journalisation, sécurité des agents.Une journée ou parcours modulaire.
Dirigeants et fonctions de contrôleLe cadre, le calendrier, les responsabilités, les décisions à prendre, les indicateurs, les scénarios d’incident.Conférence d’une heure trente, puis point annuel.

3. Les preuves à conserver, sans fichier de scores

Puisqu’aucun certificat n’est exigé, la conformité à l’article 4 se démontre par la documentation, et la règle d’or est la proportion : prouver que des mesures adaptées ont été prises, sans constituer un fichier de résultats individuels que le RGPD ne justifierait pas. L’essentiel tient en sept preuves : le plan de littératie IA daté et validé, le sommaire versionné des supports, le journal des sessions (date, durée, population, animateur, participants), les taux de couverture par population, la liste des superviseurs habilités par système, les comptes rendus du comité IA et les procès-verbaux du CSE, et le lien entre chaque système sensible et les formations qui le couvrent. Le kit fournit le modèle de plan en deux pages et le classeur Excel qui tient le journal, le registre des preuves et les taux de couverture.

4. La transparence, dès maintenant

L’article 50 s’applique depuis le 2 août 2026 et n’a pas été reporté. Deux obligations pèsent sur le fournisseur, que vous vérifiez : les chatbots et agents doivent se présenter comme des IA et dire au nom de qui ils agissent ; les contenus synthétiques doivent être marqués de façon lisible par machine, avec un délai au 2 décembre 2026 pour les systèmes antérieurs. Deux pèsent sur le déployeur : informer les personnes exposées à une reconnaissance des émotions ou à une catégorisation biométrique, usages par ailleurs interdits au travail ; et signaler de façon visible les deepfakes et les textes générés publiés pour informer le public sans relecture éditoriale. La Commission a publié ses lignes directrices finales le 20 juillet 2026 et reconnu le code de bonnes pratiques sur le marquage. Le kit en tire une checklist en cinq points, à confier à la communication et à la DSI.

5. Le haut risque à quinze mois : cinq étapes

Le report au 2 décembre 2027 est un délai de préparation, pas une dispense. Quinze mois, c’est le temps qu’il faut à une grande organisation pour repérer ses systèmes candidats au haut risque, usage par usage (recrutement, évaluation, crédit, tarification assurance vie et santé, services publics), y compris chez ses prestataires ; les faire qualifier par le juridique, avec la documentation de l’éditeur, à la lumière du projet de lignes directrices de la Commission du 19 mai 2026 ; contractualiser ce que l’article 26 suppose d’obtenir des éditeurs (notice, journaux, assistance à la supervision, information sur les changements) ; organiser la supervision humaine, les procédures, la consultation des instances, l’information des personnes et l’analyse d’impact sur les droits fondamentaux quand elle est due ; et prouver, avec un dossier par système. Le kit traduit chacun des douze paragraphes de l’article 26 en une action, un responsable et une preuve.

6. Le dialogue social : ce que les juges ont décidé

Le règlement impose d’informer les représentants des travailleurs avant la mise en service d’un système à haut risque au travail (article 26, paragraphe 7). Le droit français va plus loin et plus tôt : le comité social et économique est consulté sur l’introduction de toute nouvelle technologie (article L. 2312-8 du Code du travail), et quatre décisions récentes fixent la ligne. Le tribunal judiciaire de Nanterre a jugé le 14 février 2025 qu’un pilote où les salariés utilisent réellement les outils est déjà une mise en œuvre qui appelle une consultation préalable, puis le 29 janvier 2026 que remplacer un logiciel par des outils intégrant de l’IA constitue une nouvelle technologie, le critère étant l’effet sur le travail. Le tribunal judiciaire de Paris a estimé le 10 février 2026 qu’une expérimentation limitée et volontaire de Copilot, sans effet démontré sur le travail, ne justifiait pas une expertise. La cour d’appel de Paris a confirmé le 21 mai 2026 qu’autoriser et encadrer par une charte des outils déjà utilisés revient à les introduire. La règle qui s’en dégage : le CSE doit être consulté avant tout déploiement. Un pilote qui équipe un service entier, s’installe dans la durée ou touche les conditions de travail est déjà un déploiement (TJ Nanterre, 14 février 2025) ; seul un test réellement volontaire, limité dans le temps et le périmètre, peut le précéder (TJ Paris, 10 février 2026). Le kit en tire quatre règles pratiques, dont celle-ci : présenter le plan de littératie IA au CSE en même temps que l’outil, parce que le procès-verbal devient une preuve au titre de l’article 4.

7. Ce que contient le kit

Le document Word compte 31 pages, en huit parties et six annexes : le mode d’emploi ; ce qui s’applique à un déployeur en 2026-2027 (rôle, quatre situations, ce que l’omnibus IA a changé, calendrier, autorités, sanctions, ce qui continue de s’appliquer) ; l’auto-diagnostic en douze questions ; l’article 4 en profondeur (le texte, les quatre questions de la Commission, les cinq populations, le socle en huit points, les formats et le calendrier type, les preuves, les sept erreurs fréquentes) ; la transparence ; le haut risque (domaines de l’annexe III, exemptions, obligations du déployeur traduites en actions, analyse d’impact, clauses éditeurs, plan en cinq étapes) ; la gouvernance, la matrice des rôles et le dialogue social ; la feuille de route à 90 jours et 12 mois avec ses jalons et ses indicateurs. Les annexes fournissent le modèle de plan de littératie IA, la note au comité de direction, la checklist en trente points, les questions fréquentes, le glossaire et les sources datées.

Le classeur Excel reprend les outils en cinq onglets : la matrice des populations avec le calcul des taux de couverture et des heures à planifier, le journal des sessions du plan de littératie IA avec son récapitulatif, le registre des preuves prérempli avec les dix preuves types, le calendrier du règlement avec le compte à rebours de chaque échéance, et l’auto-diagnostic qui calcule votre profil.

Le kit, partie par partie : ce que chaque partie contient et à quoi elle sert. Les modèles à remplir sont dans le document Word et le classeur Excel.

Partie 1. Ce qui s’applique à un déployeur en 2026-2027

1.1 Fournisseur ou déployeur : vous êtes presque toujours déployeur

Vous devenez fournisseur dans quatre cas (article 25) : vous apposez votre nom ou votre marque sur un système d’IA à haut risque déjà mis sur le marché, vous lui apportez une modification substantielle, vous modifiez sa destination au point de le rendre à haut risque, ou vous développez, ou faites développer sur cahier des charges, un système que vous mettez en service.

1.5 Qui contrôle en France, et quelles sanctions

Les sanctions de l’article 99 sont graduées : 35 millions d’euros ou 7 % du chiffre d’affaires mondial pour une pratique interdite, 15 millions ou 3 % pour les autres obligations, dont celles du déployeur et la transparence, 7,5 millions ou 1 % pour des informations incorrectes. Le risque de l’article 4 n’est pas l’amende en soi : c’est de ne pas pouvoir démontrer, le jour d’un incident, que l’organisation avait fait ce qu’il fallait.

1.6 Ce qui continue de s’appliquer à côté de l’AI Act

Le RGPD, le droit du travail (consultation du CSE, article L. 2312-8 du Code du travail), le secret des affaires, la propriété intellectuelle et la sécurité (recommandations de l’ANSSI, charte d’usage), et le droit sectoriel : secret bancaire, secret médical, commande publique, réglementation des produits.

Partie 2. Où en êtes-vous ? L’auto-diagnostic en douze questions

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Douze questions par oui ou par non (registre, assistants, plan de littératie, recrutement, crédit et assurance, statut public, développement interne, chatbots, contenus publiés, CSE, contrats éditeurs, responsable désigné), reprises dans l’onglet « Auto-diagnostic » du classeur Excel. Moins de quatre oui : à démarrer. Quatre à huit : en route. Neuf ou plus : à consolider, en passant en mode revue.

Partie 3. Article 4 : construire le programme de littératie IA

3.2 Les quatre questions de la Commission

La démarche en quatre temps des questions-réponses de la Commission, référence à laquelle une autorité comparera votre programme : compréhension générale de l’IA, rôle de l’organisation (fournisseur ou déployeur), risques propres aux systèmes utilisés, actions adaptées aux connaissances, à l’expérience et au contexte. Le kit traduit chaque temps en dispositif : socle commun, modules par population et par outil, matrice des populations.

Les personnes que l’on oublie

Les prestataires, intérimaires et alternants qui utilisent vos outils, à qui l’on intègre le socle dans l’accueil ; les nouveaux arrivants, sans qui la couverture s’érode chaque année ; et les personnes concernées par les décisions (candidats, clients, usagers), qui relèvent de l’information (articles 26, paragraphe 11, et 50), pas de la formation.

3.4 Le socle commun en huit points

L’heure que tout utilisateur d’assistant doit avoir reçue, en atelier pratique : ce qu’est l’IA générative (un modèle de langage prédit du texte plausible, il ne consulte pas une vérité), les outils autorisés, ce que l’on ne confie jamais à un outil, hallucinations, biais et manipulation, vérifier avant d’utiliser, la transparence, les usages sensibles, à qui s’adresser et comment signaler.

3.5 Formats, cadence et calendrier type

Des vagues d’ateliers d’une heure par groupes de douze couvrent deux mille personnes en quatre à six mois, avec un animateur à mi-temps ou un réseau d’ambassadeurs (un pour 30 à 50 collaborateurs). Un module en ligne de vingt minutes sert de rappel, sans remplacer l’atelier. Le calendrier type va de la décision en M1 au bilan de couverture en M12.

Trois précautions RGPD sur les preuves

Conserver les données de participation au niveau nécessaire (qui a suivi quoi, quand), pas au-delà : pas de score de quiz nominatif sans finalité définie, pas de conservation illimitée, et une information des salariés sur ce suivi. Le DPO valide le dispositif de preuve comme n’importe quel autre traitement.

3.7 Les sept erreurs les plus fréquentes

Un module générique acheté sur étagère ; former sans registre ; confondre formation à l’outil et littératie IA ; oublier prestataires et nouveaux arrivants ; scorer les individus sans finalité ; ne former qu’une fois, alors que les outils changent tous les six mois ; ne rien dater, car un programme sans plan validé ni journal des sessions ne vaut rien devant une autorité.

Partie 4. Article 50 : la transparence, dès maintenant

La checklist transparence en cinq points

Inventaire des systèmes qui dialoguent avec des personnes extérieures ; règle écrite d’étiquetage des contenus générés, avec un exemple de mention ; engagement écrit des éditeurs sur le marquage lisible par machine avant le 2 décembre 2026 pour les outils anciens ; interdiction dans la charte de toute reconnaissance des émotions ou catégorisation biométrique ; un point dans le socle de littératie IA.

Partie 5. Le haut risque à quinze mois

5.1 Les domaines de l’annexe III qui concernent une grande organisation

Emploi et gestion des travailleurs (point 4), accès aux services essentiels (point 5 : crédit, assurance vie et santé, prestations publiques), éducation (point 3), biométrie (point 1), infrastructures critiques (point 2). La lecture qui protège est celle de l’usage, non du produit : un assistant généraliste utilisé pour trier des candidatures entre dans le domaine de l’emploi.

5.2 Les exemptions de l’article 6 et les lignes directrices en préparation

Quatre cas présumés d’exemption (article 6, paragraphe 3) : tâche procédurale étroite, amélioration d’une activité humaine déjà réalisée, détection d’écarts sans remplacer l’évaluation humaine, tâche préparatoire soumise à un examen humain substantiel. Selon le projet de lignes directrices du 19 mai 2026, les outils qui filtrent, notent ou classent des candidats seront en principe à haut risque. L’exemption se documente : exigez ce document du fournisseur.

5.3 Les obligations du déployeur, traduites en actions

Chaque paragraphe de l’article 26 devient une action, un responsable et une preuve : suivre la notice (§1), désigner et former les superviseurs (§2), contrôler les données d’entrée (§4), surveiller et signaler les incidents (§5), conserver les journaux au moins six mois (§6), informer le CSE et les salariés (§7), informer les personnes soumises à une décision assistée (§11).

5.4 L’analyse d’impact sur les droits fondamentaux (article 27)

Obligatoire avant la première utilisation d’un système à haut risque de l’annexe III pour les organismes de droit public, les entités privées qui fournissent des services publics et tout déployeur de systèmes de solvabilité ou de tarification de l’assurance vie et santé. Elle complète l’analyse d’impact RGPD sans la refaire ; les lignes directrices de la Commission et du CEPD attendues fin 2026 doivent préciser comment réunir les deux dans un seul document.

5.5 Ce qu’il faut obtenir de vos éditeurs

La qualification du système et la documentation de toute exemption, la notice d’utilisation (article 13), l’accès aux journaux, l’assistance à la supervision humaine, l’information sur les changements du système, le marquage des contenus générés, la déclaration de conformité et la répartition des responsabilités en cas d’incident grave.

Partie 6. Gouvernance, rôles et dialogue social

6.1 Qui fait quoi

Une matrice RACI répartit onze activités, du registre à la revue annuelle, entre le commanditaire, le juridique, le DPO, la DSI, les achats, les RH et les métiers. Trois rôles s’en dégagent : le commanditaire, qui porte le plan de littératie IA ; le référent IA, qui tient le registre ; un comité IA léger, mensuel puis toutes les six semaines, qui décide des verdicts.

6.2 Le dialogue social : ce que dit le règlement, ce que disent les juges

Quatre règles pratiques tirées des décisions de 2025 et 2026 : consulter le CSE avant tout déploiement, sachant qu’un pilote qui équipe un service entier, s’installe dans la durée ou touche les conditions de travail en est déjà un et que seul un test réellement volontaire, limité dans le temps et le périmètre, peut précéder la consultation, et avant de formaliser par une charte des usages déjà installés ; documenter l’effet sur le travail, critère que le juge retient ; présenter le plan de littératie IA en même temps que l’outil ; prévoir un à deux mois de consultation, davantage avec une expertise.

6.3 L’articulation avec le RGPD et la charte IA

Le DPO est membre du comité IA, valide le dispositif de preuve de l’article 4 et conduit les analyses d’impact avec les métiers. La charte IA fixe ce que chacun a le droit de faire, le registre fixe qui valide quoi, et le plan de littératie IA fait connaître les deux.

Partie 7. La feuille de route

7.1 Les 90 premiers jours

Six actions datées par semaine, chacune avec son livrable : nommer le commanditaire et le référent IA, établir le registre et passer l’auto-diagnostic, faire valider le plan de littératie IA, vérifier la transparence, lancer la première vague du socle et le registre des preuves, repérer les systèmes candidats au haut risque.

7.2 Les douze premiers mois

Au moins 80 % de couverture du socle à douze mois, 100 % pour les métiers exposés avant toute mise en service ; tous les systèmes candidats qualifiés, superviseurs formés, analyses d’impact conduites, bilan au comité de direction à six et à douze mois.

7.4 Les indicateurs de pilotage

Taux de couverture par direction et par population, part des systèmes qualifiés, à haut risque ou exemptés, part des superviseurs habilités, incidents remontés et délai de traitement, part des contrats éditeurs conformes, date de la dernière revue du plan.

Annexes. Des modèles prêts à adapter

Annexe A. Modèle de plan de littératie IA (article 4)

Deux pages qui, remplies, datées et validées, constituent la première preuve de votre conformité à l’article 4 : contexte et périmètre ; populations et effectifs avec un objectif de couverture ; contenus ; formats, calendrier et moyens ; preuves et suivi ; revue.

Annexe B. Modèle de note au comité de direction

Une page, au ton factuel, pour obtenir le mandat et les moyens : ce qui s’applique à nous, ce que nous risquons, ce que nous proposons (un programme en trois volets sur douze mois), ce que nous demandons et ce que cela rapporte.

Annexe C. Checklist de conformité du déployeur

Trente points de contrôle classés par échéance, de « dès maintenant » au 2 décembre 2027, à cocher, dater et ranger dans le registre des preuves.

Téléchargez le kit IA Act du commanditaire (Word + Excel, gratuit)

31 pages, 8 parties et 6 annexes, plus le classeur d’outils en 5 onglets. Rédigé par NextStart.AI à partir des textes consolidés, des questions-réponses et lignes directrices de la Commission européenne de juillet 2026, des positions de la CNIL et de la jurisprudence française, et des programmes de littératie IA que nous déployons dans de grandes organisations.

  • Le calendrier 2025-2028 et ce qui s’applique à un déployeur
  • Le programme de littératie IA de l’article 4, population par population, avec ses preuves
  • La transparence, le haut risque en cinq étapes, la matrice des rôles, le dialogue social
  • Le plan de littératie IA, la note au comité de direction, la checklist en trente points, le classeur Excel

    8. Questions fréquentes

    La formation à l’IA est-elle obligatoire en entreprise ?

    Non, pas au sens d’un nombre d’heures, d’un programme imposé ou d’un certificat. Ce qui est obligatoire depuis le 2 février 2025, c’est de prendre des mesures pour favoriser le développement de la maîtrise de l’IA des personnes qui utilisent vos systèmes, adaptées à leur profil et à vos usages, et de pouvoir le démontrer. La formation est le moyen le plus naturel de le faire, et celui que les autorités reconnaîtront le plus facilement.

    Faut-il des attestations individuelles ?

    Non. La Commission indique qu’un registre interne des formations et des autres initiatives suffit. Les attestations nominatives ont un sens pour les superviseurs de systèmes sensibles, dont l’habilitation doit être traçable.

    Nos usages sont à risque minimal : sommes-nous tranquilles ?

    Pour les obligations du haut risque, oui, tant que vos usages ne touchent pas aux personnes dans les domaines de l’annexe III. Mais l’article 4 et l’article 50 s’appliquent quel que soit le niveau de risque, et un usage minimal peut devenir à haut risque par la finalité qu’un métier lui donne. D’où le registre des systèmes d’IA.

    Le report du haut risque à décembre 2027 signifie-t-il que nous pouvons attendre ?

    Non. Le report ne concerne que le haut risque, et quinze mois est le temps nécessaire pour qualifier les systèmes, obtenir les éléments des éditeurs, former les superviseurs et consulter les instances. Les organisations qui attendront le second semestre 2027 arriveront en retard.

    Nos outils sont ceux de Microsoft, de Google ou d’OpenAI : la conformité n’est-elle pas leur affaire ?

    Leur part, oui : la conception, le marquage des contenus, la documentation. La vôtre demeure : la littératie de vos utilisateurs, l’usage que vous faites des outils, la transparence envers vos interlocuteurs et, pour le haut risque, la supervision humaine et l’information des personnes. Un outil conforme ne rend pas son usage conforme.

    Par quoi commencer si nous n’avons rien fait ?

    Par trois choses, dans l’ordre : nommer quelqu’un, inventorier les systèmes, et lancer le socle de littératie IA pour les utilisateurs d’assistants, en informant les représentants du personnel. La feuille de route à 90 jours du kit est écrite pour cette situation.

    9. Aller plus loin

    Ce kit est la feuille de route qui assemble trois autres ressources gratuites de NextStart.AI : le modèle de charte IA fixe les règles d’usage, le kit Gouvernance des systèmes d’IA fournit le registre et la grille de qualification AI Act, le kit Ambassadeurs IA organise le réseau qui diffuse la littératie IA au plus près des équipes. Les organisations qui veulent aller vite confient le socle de l’article 4 à des vagues d’ateliers d’une heure animés sur leurs propres cas d’usage, avec un pack de preuves livré à la fin de chaque vague : c’est l’objet de la formation IA en entreprise et de la mission Gouverner vos agents.

    À lire aussi : Kit Sécurité et données du commanditaire de projet IA, Kit RGPD du commanditaire de projet IA, Gouvernance des systèmes d’IA : le kit 2026, Charte IA en entreprise : le modèle 2026 à télécharger, Réseau d’ambassadeurs IA : le kit 2026 et Feuille de route d’adoption de l’IA en 12 mois : le kit 2026.

    Toute la série des kits gratuits. Pour piloter l’adoption : modèle de charte IA, modèle de plan de formation IA, kit Ambassadeurs IA, kit du manager face à l’IA, kit Feuille de route d’adoption, grille de maturité IA, kit Mesure et ROI de l’IA, kit Gouvernance des IA, kit Cowork, kit Copilot Studio, kit Claude Skills et kit Vibe coding. Pour le commanditaire de projet IA : kit RGPD, kit Sécurité et données, kit Shadow IA, kit IA et dialogue social, kit IA frugale, kit Souveraineté IA et kit IA responsable. Par métier : kit IA RH, kit IA marketing, kit IA finance, kit IA juristes, kit IA du commercial, kit IA du chef de projet, kit IA de l’innovateur et kit IA du communicant.

    10. Sources

    Les faits réglementaires cités sur cette page et dans le kit s’appuient sur les sources suivantes, datées. Les textes consolidés publiés au Journal officiel de l’Union européenne font foi.

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