Ressource gratuite · Kit Word + Excel
Kit IA du communicant : 24 cas d’usage et leurs prompts, en trois niveaux
De la charte de ton à l’exercice de crise : les prompts prêts à l’emploi pour que vos équipes communication interne, externe et relations presse montent en compétence seules, pas à pas.
Le kit IA du communicant, en bref
- Ce que c’est
- Un kit d’autoformation pour les équipes communication : 24 cas d’usage du quotidien avec leurs prompts, classés en trois niveaux pour progresser sans formation préalable, et un classeur Excel d’outils.
- Pour qui
- Les équipes communication interne et externe, relations presse, marque employeur et les plumes de dirigeants des grandes organisations, ainsi que les correspondants communication des métiers et des filiales.
- Format
- Document Word de 43 pages : un mode d’emploi, 24 fiches d’une page, un défi de validation par niveau, une partie pour l’équipe et la direction de la communication, six annexes. Classeur Excel de dix onglets.
- Ce qu’il contient
- Auto-positionnement en douze questions, trame de prompt en quatre ingrédients, cinq règles de sécurité propres à la communication, 24 prompts prêts à copier, charte de ton, calendrier éditorial, matrice de déclinaison, banque de questions-réponses, registre de transparence des contenus générés, plan de crise.
- Sur quoi il s’appuie
- Les enquêtes Muck Rack, USC Annenberg, Gartner, CIPR et Occurrence sur l’IA dans la communication, l’article 50 du règlement européen sur l’IA, le cadre AI Fluency d’Anthropic, et nos ateliers avec des équipes communication de grandes organisations.
- Prix
- Gratuit, contre une adresse email professionnelle. Aucun email non sollicité.
- Mise à jour
- Octobre 2026.
- Ce que ça ne remplace pas
- La charte IA de votre organisation, l’avis de votre service juridique, ni un atelier sur vos propres contenus avec l’équipe.
- Aller plus loin
- Formation IA pour les communicants, kit IA et dialogue social, kit du manager face à l’IA.
Les équipes communication des grandes organisations ont, pour la plupart, un outil d’IA générative sous la main : Copilot dans Word et Teams, un compte ChatGPT ou Claude d’entreprise, Gemini dans Workspace, Vibe de Mistral. Ce qui manque, ce n’est pas l’outil, c’est une progression. Chacun essaie de son côté, obtient un texte lisse qui ne ressemble pas à l’organisation, une citation qui n’a jamais été prononcée ou un visuel dont personne ne connaît les droits, et conclut que l’IA n’est pas faite pour la communication. Pendant ce temps, une minorité l’installe dans ses rituels : charte de ton intégrée à un assistant, déclinaisons en une passe, veille qui tourne seule.
Cette page explique ce que les enquêtes récentes montrent de l’usage de l’IA par les communicants, ce que change l’article 50 du règlement européen sur l’IA depuis le 2 août 2026, pourquoi une progression par niveau vaut mieux qu’une liste de prompts, ce que contiennent les 24 cas d’usage du kit, et vous donne le kit complet, au format Word, avec son classeur Excel.
1. L’IA dans les équipes communication : ce que montrent les chiffres
Les enquêtes convergent. Chez Muck Rack, 76 % des professionnels des relations publiques interrogés fin 2025 utilisent l’IA générative dans leur travail, d’abord pour relire et améliorer des textes (86 % des utilisateurs), chercher (76 %) et rédiger (74 %). Le rapport 2025 de l’USC Annenberg, auprès de plus de mille communicants, montre que 60 % pensent que l’IA sera bénéfique à la profession, et Gartner relève que 94 % des directeurs de la communication s’attendent à ce que la création de contenus soit l’activité la plus transformée. En France, l’étude Occurrence, Comundi et COM-ENT montrait dès fin 2023 que les trois quarts des communicants avaient essayé l’IA et que 66 % y voyaient un « changement de fond ».
Les mêmes enquêtes disent où sont les risques. 63 % des professionnels interrogés par Muck Rack redoutent que des contenus produits par l’IA soient publiés sans être vérifiés, 77 % craignent que les plus jeunes n’apprennent plus les fondamentaux du métier, et seuls 12 % utilisent des agents. Le CIPR britannique estimait que l’IA pouvait assister jusqu’à 40 % des tâches de relations publiques, mais que seuls 39 % des praticiens comprenaient ses implications éthiques. Quant à l’encadrement, il progresse vite : la part des communicants dont l’organisation a une politique d’usage est passée de 21 % à 51 % en un an, mais 43 % seulement ont accès à une formation.
Depuis le 2 août 2026, le cadre a changé. L’article 50 du règlement européen sur l’IA impose de signaler de façon claire les images, sons et vidéos générés ou modifiés qui paraissent authentiques, et les textes générés publiés pour informer le public sur des sujets d’intérêt général lorsqu’aucune personne n’en assume la responsabilité éditoriale après relecture. Pour une équipe communication, la relecture humaine et la traçabilité ne sont plus seulement de bonnes pratiques.
2. Pourquoi une progression par niveau, et pas une liste de prompts de plus
Les bibliothèques de prompts pour la communication ne manquent pas : éditeurs d’outils, agences, plateformes de relations presse en publient. Elles ont trois défauts communs. Elles sont plates : cinquante prompts sans ordre, où le débutant ne sait pas par où commencer. Elles s’arrêtent à la sortie de l’IA : rien sur ce qu’il faut préparer avant, rien sur ce qu’il faut vérifier après, alors que c’est précisément là que se jouent les citations inventées, les chiffres non sourcés et les visuels aux droits incertains. Et elles ignorent le contexte d’une grande organisation : embargo, éléments de langage validés, dirigeants, CSE, crise, filiales à l’international.
Le kit prend le problème autrement. Il suit les trois façons de travailler avec une IA que décrit le cadre AI Fluency publié par Anthropic en 2025 : l’automatisation, où l’IA exécute une tâche précise sur instruction ; l’augmentation, où l’humain et l’IA construisent ensemble en plusieurs tours ; l’agentivité, où l’humain configure l’IA pour qu’elle accomplisse ensuite des tâches pour son compte. Ces trois modes donnent trois niveaux, et les quatre compétences du même cadre (déléguer, décrire, discerner, être diligent) donnent la grille d’auto-évaluation. Chaque niveau reprend les huit situations du métier, de la ligne éditoriale à la crise, si bien que le kit se lit aussi à la demande.
Chaque fiche dit enfin ce que les listes ne disent pas : quand utiliser le cas, ce qu’il faut préparer, ce que l’on doit obtenir, les trois points à vérifier avant de publier, les variantes selon l’outil, et la fiche suivante. Et la première fiche du kit, la charte de ton, sert de socle à toutes les autres : c’est elle qui fait que l’IA écrit comme votre organisation, et pas comme tout le monde.
3. Les trois niveaux et le parcours de six semaines
| Niveau | Mode de travail | Ce que vous savez faire à la fin | Durée indicative |
|---|---|---|---|
| Niveau 1 · Démarrer | L’IA exécute une tâche à la fois, à partir de ce que vous lui donnez. | Obtenir en quelques minutes une charte de ton, un texte réécrit, cinq déclinaisons, une note interne, des éléments de langage, une synthèse de retombées, un brief visuel ou une version localisée, que vous publiez après vérification. | 2 semaines, 20 à 30 minutes par jour |
| Niveau 2 · Structurer | L’IA co-construit : vous fournissez vos documents, vous dialoguez en plusieurs tours, vous la faites travailler par étapes. | Produire des livrables complets : plan de communication et calendrier, article à partir d’une interview, calendrier social, communication d’un changement et sa FAQ, discours de dirigeant, dossier de presse, storyboard vidéo, préparation de crise. | 2 semaines, 30 à 45 minutes par jour |
| Niveau 3 · Systématiser | Vous configurez l’IA pour qu’elle travaille pour vous et pour l’équipe : instructions permanentes, projets et agents, tâches planifiées, chaînes de prompts. | Disposer d’un assistant de ligne éditoriale, d’une chaîne newsletter, d’une matrice de déclinaison, d’un baromètre des réactions, d’un assistant de la plume du dirigeant, d’une vigie médias, d’un registre de transparence et d’un exercice de crise. | 2 semaines, 45 minutes par jour, puis quelques minutes par semaine |
Le parcours proposé tient en six semaines : quatre fiches par semaine, dans l’ordre des situations, et un défi de validation à la fin de chaque niveau, sur un sujet réel de votre plan de communication. Au niveau 1, réécrire et décliner une annonce réelle selon votre charte de ton. Au niveau 2, faire valider par son commanditaire un livrable complet produit avec l’IA. Au niveau 3, mettre en service l’assistant de ligne éditoriale et un dispositif qu’un collègue utilise sans vous. L’auto-positionnement en douze questions indique le niveau d’entrée ; le journal de progression et la grille d’auto-évaluation des annexes mesurent le chemin parcouru.
4. Les 24 cas d’usage, de la ligne éditoriale à la crise
Huit situations, trois niveaux, une fiche par case. Les situations reprennent celles que nous travaillons dans les formations IA pour les communicants, complétées par les relations presse et la transparence des contenus générés.
Le détail de chaque cas suit : la situation, ce que vous obtenez et le point à vérifier avant d’utiliser le résultat. Le prompt complet est dans le kit.
Niveau 1 · Démarrer : l’IA exécute
1.1 Formaliser votre charte de ton et de style à partir de cinq textes de référence
Stratégie et ligne éditoriale. Temps gagné : 2 heures, une fois, puis à chaque prompt. Quand la « voix » de l’organisation existe dans les têtes mais pas sur le papier.
Ce que vous obtenez : une charte de deux pages, illustrée par vos propres phrases ; dix règles « oui / non » et un lexique maison avec remplacements. À vérifier : chaque exemple cité existe mot pour mot dans vos textes : faites une recherche sur deux ou trois.
1.2 Réécrire un texte existant : plus clair, plus court, dans votre ton
Rédaction de contenus. Temps gagné : 30 minutes par texte. Quand un texte arrive d’un métier, d’un expert ou d’une direction, juste sur le fond mais illisible.
Ce que vous obtenez : une version réécrite, plus courte, dans votre ton, sans perte d’information ; la liste des suppressions et des ambiguïtés à faire trancher par l’auteur. À vérifier : comparez chiffres, dates et noms avec l’original : ils doivent être identiques.
1.3 Décliner une annonce en cinq formats : intranet, email, Teams, LinkedIn, écran d’accueil
Déclinaison multicanal. Temps gagné : 1 heure par annonce. Quand un même message doit partir sur plusieurs canaux en même temps et que vous réécrivez cinq fois la même chose.
Ce que vous obtenez : cinq versions prêtes à publier, cohérentes entre elles ; un tableau de contrôle des faits repris et omis par format. À vérifier : la version externe ne contient aucune information interne ou sous embargo.
1.4 Transformer une décision de direction en note interne claire
Communication interne et changement. Temps gagné : 45 minutes par note. Quand une direction vous transmet une décision (réorganisation, nouvel outil, nouvelle règle) sous forme de compte rendu ou de présentation, et qu’il faut l’annoncer aux équipes sans jargon, sans omettre ce qui change pour elles, et sans créer d’inquiétude inutile.
Ce que vous obtenez : une note de 300 mots qui dit ce qui change, pour qui et quand ; les dix questions que les lecteurs vont se poser, et celles laissées sans réponse. À vérifier : rien de ce qui « ne peut pas encore être annoncé » n’apparaît, même par allusion.
1.5 Préparer des éléments de langage et les questions difficiles d’un sujet
Prises de parole et dirigeants. Temps gagné : 1 heure par sujet. Avant qu’un dirigeant, un porte-parole ou un manager ne s’exprime sur un sujet sensible ou nouveau.
Ce que vous obtenez : trois messages clés avec leurs preuves et leurs variantes ; dix questions difficiles et leurs réponses courtes. À vérifier : chaque réponse reste dans les faits validés : une réponse inventée devient une citation.
1.6 Synthétiser une revue de presse et les retombées d’une annonce
Relations presse et veille. Temps gagné : 1 heure par synthèse. Après une annonce, un événement ou une crise, quand la direction veut savoir « ce que les médias ont dit » et que vous avez trente articles et des centaines de commentaires à lire.
Ce que vous obtenez : une synthèse lisible en deux minutes par la direction ; un tableau de retombées avec tonalité justifiée et messages repris. À vérifier : ouvrez trois articles au hasard : la tonalité et les citations attribuées correspondent.
1.7 Rédiger un brief visuel pour un graphiste, un studio ou un générateur d’images
Visuels, vidéo et multimédia. Temps gagné : 45 minutes par brief. Quand une campagne, un article ou un événement a besoin d’un visuel et que le brief tient en une ligne (« un visuel sympa sur la transformation »), ce qui garantit des allers-retours avec le graphiste ou des images génériques.
Ce que vous obtenez : un brief graphiste complet en une page ; trois pistes créatives contrastées. À vérifier : aucune piste ne reproduit une œuvre, un personnage, un style d’artiste vivant ou une marque.
1.8 Traduire et localiser un message pour un autre pays, pas seulement le traduire
Crise, sensibilité et international. Temps gagné : 30 minutes par langue. Quand une annonce doit partir dans plusieurs pays ou langues et que la traduction littérale ne suffit pas.
Ce que vous obtenez : une version localisée, fidèle au glossaire ; la liste des adaptations et de leurs raisons. À vérifier : un relecteur natif valide le texte avant publication : la fluidité apparente masque des contresens.
Niveau 2 · Structurer : l’IA co-construit
2.1 Construire un plan de communication et un calendrier éditorial à partir d’un brief
Stratégie et ligne éditoriale. Temps gagné : 3 heures par plan. Quand une direction vous confie un projet à faire connaître (lancement, transformation, événement, marque employeur) avec un brief mince, et qu’il faut revenir avec un plan argumenté.
Ce que vous obtenez : un entretien simulé qui révèle les questions à poser au vrai commanditaire ; un plan par public avec messages, canaux et risques de réception. À vérifier : les objectifs chiffrés sont fixés avec le commanditaire, pas par l’IA.
2.2 Rédiger un article ou une newsletter à partir d’une interview et de documents internes
Rédaction de contenus. Temps gagné : 2 heures par article. Quand vous devez produire un article de fond (portrait, projet, témoignage) à partir d’une interview enregistrée ou de notes et de documents, et que le premier jet prend une demi-journée.
Ce que vous obtenez : trois angles comparés, puis un article dans votre ton ; des citations fidèles, listées pour validation par l’interviewé. À vérifier : chaque citation entre guillemets existe dans la transcription : c’est la faute la plus grave et la plus fréquente.
2.3 Construire un calendrier social et des variantes par audience
Déclinaison multicanal. Temps gagné : 3 heures par mois de publications. Quand les réseaux sociaux de l’organisation (ou de ses dirigeants) sont alimentés au fil de l’eau, sans fil conducteur, et que chaque publication part sans test ni variante.
Ce que vous obtenez : une analyse de ce qui marche chez vous, fondée sur vos chiffres ; un calendrier du mois par compte. À vérifier : les conclusions sur « ce qui marche » reposent sur assez de publications pour ne pas être du hasard.
2.4 Construire le plan de communication d’un changement, population par population, avec sa FAQ
Communication interne et changement. Temps gagné : 1 journée par projet. Quand un projet change le travail de populations entières (nouvel outil, réorganisation, déménagement, nouvelle politique) et que la communication doit être cohérente sur plusieurs mois, portée par des managers qui n’ont pas suivi le projet.
Ce que vous obtenez : une analyse d’impact par population, en tableau ; une séquence de communication datée par population et un kit manager. À vérifier : le calendrier de diffusion respecte l’information ou la consultation du CSE quand le projet y est soumis.
2.5 Écrire un discours ou une intervention de dirigeant, puis le répéter avec un public simulé
Prises de parole et dirigeants. Temps gagné : 3 heures par intervention. Avant une convention, des vœux, une réunion plénière, une table ronde.
Ce que vous obtenez : trois structures comparées, puis un texte écrit pour l’oral, minuté ; une intervention dans la voix du dirigeant, limitée aux faits validés. À vérifier : le dirigeant relit et dit le texte à voix haute : ce qui ne se dit pas bien est réécrit.
2.6 Rédiger un communiqué et un dossier de presse avec angle, citations et fiches médias
Relations presse et veille. Temps gagné : 4 heures par dossier. Avant une annonce externe (résultats, partenariat, lancement, nomination, engagement).
Ce que vous obtenez : trois angles journalistiques, puis un communiqué de 400 mots sourcé ; un dossier de presse complet avec chiffres, chronologie et questions-réponses. À vérifier : la citation du porte-parole est validée par lui, mot pour mot : une citation non validée ne part jamais.
2.7 Du message au storyboard et au script vidéo, avec voix off et sous-titres
Visuels, vidéo et multimédia. Temps gagné : 3 heures par vidéo. Quand une vidéo est prévue (témoignage, motion design, vidéo d’annonce interne, tutoriel) et que le brief au studio ou au vidéaste est flou.
Ce que vous obtenez : trois concepts avec leur accroche, puis un storyboard plan par plan ; un script de voix off minuté et un fichier de sous-titres. À vérifier : les personnes filmées ou citées ont donné leur accord écrit ; aucune voix ni visage réel n’est généré ou cloné sans autorisation.
2.8 Préparer la communication de crise : scénarios, déclaration d’attente, questions-réponses
Crise, sensibilité et international. Temps gagné : 1 journée par scénario. À froid, pour préparer les crises plausibles de votre organisation (incident industriel, cyberattaque, mise en cause d’un dirigeant, rappel produit, conflit social).
Ce que vous obtenez : trois scénarios réalistes en quatre temps ; une déclaration d’attente, des messages par public et un circuit de validation. À vérifier : en crise réelle, aucune information non publique n’est collée dans un outil non autorisé, et la cellule de crise valide chaque mot.
Niveau 3 · Systématiser : l’IA travaille pour vous
3.1 Créer l’assistant gardien de votre ligne éditoriale
Stratégie et ligne éditoriale. Temps gagné : 2 heures par semaine, ensuite. Dès que vous recollez la charte de ton, les messages validés et le lexique maison à chaque prompt.
Ce que vous obtenez : un assistant qui écrit et relit dans votre voix, pour toute l’équipe ; un contrôle de conformité de n’importe quel texte à la charte et aux éléments de langage. À vérifier : les documents joints ne contiennent aucune information confidentielle ou sous embargo, ni donnée personnelle.
3.2 La chaîne de production de la newsletter : collecte, tri, rédaction, relecture
Rédaction de contenus. Temps gagné : 3 heures par numéro. Quand la newsletter interne ou externe mobilise une personne une journée par numéro, entre les relances pour obtenir les sujets, le tri, la rédaction et la mise en forme, et que la qualité varie d’un numéro à l’autre.
Ce que vous obtenez : les sujets classés, les manques repérés et les relances prêtes ; un sommaire argumenté et des articles au gabarit. À vérifier : le tableau de vérification est réellement contrôlé : un lien cassé ou une date fausse se voit tout de suite.
3.3 La matrice de déclinaison : du contenu pivot aux formats, canaux et langues
Déclinaison multicanal. Temps gagné : 1 heure par annonce, au lieu d’une demi-journée. Quand chaque annonce importante se décline en dix contenus (canaux internes et externes, plusieurs langues, versions manager) et que les incohérences entre versions finissent par créer des questions ou des erreurs.
Ce que vous obtenez : toutes les déclinaisons d’une annonce en une passe, cohérentes entre elles ; les versions linguistiques avec leurs adaptations signalées. À vérifier : les versions externes ne contiennent aucune information interne.
3.4 Le baromètre des réactions : analyser commentaires, questions et enquêtes, et ajuster
Communication interne et changement. Temps gagné : 2 heures par mois, et des rumeurs traitées plus tôt. Pendant un projet de changement ou une période sensible.
Ce que vous obtenez : les thèmes qui occupent vraiment les collaborateurs, comptés et illustrés ; les rumeurs repérées tôt et les messages mal compris. À vérifier : les réactions sont anonymisées avant traitement et le traitement a été validé par les RH et le délégué à la protection des données.
3.5 L’assistant de prise de parole du dirigeant : sa voix, ses positions, sa banque de questions-réponses
Prises de parole et dirigeants. Temps gagné : 2 heures par semaine pour la plume du dirigeant. Quand vous êtes la plume d’un dirigeant : éditos, posts LinkedIn, discours, réponses aux interviews, messages internes, et que chaque texte repart de zéro pour retrouver son style et ses positions.
Ce que vous obtenez : des premiers jets dans la voix du dirigeant, limités à ses positions validées ; une banque de questions-réponses vivante et datée. À vérifier : le dirigeant a donné son accord pour cet assistant et valide chaque texte publié à son nom.
3.6 La vigie médias et réseaux : mentions, signaux, réponses à préparer, chaque semaine
Relations presse et veille. Temps gagné : 3 heures par semaine. Quand la veille se résume à une alerte Google ou à un outil payant dont personne ne lit les exports, et que la direction découvre un article ou une polémique avant la communication.
Ce que vous obtenez : une synthèse hebdomadaire courte, datée et sourcée ; les signaux négatifs avec une recommandation de traitement. À vérifier : chaque lundi, ouvrez les liens des signaux que vous remontez à la direction.
3.7 La bibliothèque de visuels et le registre de transparence des contenus générés
Visuels, vidéo et multimédia. Temps gagné : 1 heure par semaine, et un risque juridique maîtrisé. Dès que l’équipe produit des images, des vidéos ou des voix avec l’IA. Depuis le 2 août 2026, l’article 50 du règlement européen sur l’IA impose de signaler les « hypertrucages » (image, son ou vidéo générés qui paraissent authentiques) et les textes générés publiés pour informer le public sur des sujets d’intérêt général, sauf relecture humaine sous responsabilité éditoriale.
Ce que vous obtenez : pour chaque contenu généré, la mention à apposer et les droits à vérifier ; un registre de transparence tenu à jour, exploitable en cas de question. À vérifier : les règles internes de mention ont été validées par le juridique : l’IA applique vos règles, elle ne les fixe pas.
3.8 L’exercice de crise simulé : faire jouer la crise à la cellule par l’IA, puis tirer les leçons
Crise, sensibilité et international. Temps gagné : Une demi-journée par exercice, et une cellule rodée. Une ou deux fois par an, pour entraîner la cellule de crise et les porte-parole sur un scénario réaliste, sans mobiliser un prestataire d’exercice.
Ce que vous obtenez : un exercice de crise réaliste, rythmé, adapté aux réponses de la cellule ; un débriefing structuré avec chronologie et délais. À vérifier : l’exercice utilise une organisation et des données fictives : aucun document interne réel n’est fourni à l’IA.
5. Ce que contient une fiche, avec un exemple
Chaque fiche tient sur une page et suit le même plan : un en-tête (situation, niveau, outils compatibles, ordre de grandeur du temps gagné), « Quand l’utiliser », « Ce qu’il faut préparer », le prompt à copier avec ses parties à remplacer surlignées, « Ce que vous devez obtenir », « Vérifiez avant d’utiliser », « Variantes selon l’outil » (Copilot dans Word, Outlook, Teams ou PowerPoint ; ChatGPT, Claude et Gemini avec leurs Projets, Gems et modes vocaux ; Gemini Notebook ; Vibe) et « Étape suivante ». Voici, pour donner le ton, le prompt de la fiche 1.4, la note interne à partir d’une décision de direction.
Voici la décision prise par [direction] : [collez le document source]. Elle concerne [populations]. Ce qui change pour elles : [quoi, quand]. Ce qui ne change pas : [quoi]. Ce qui ne peut pas encore être annoncé : [éléments].
Rédige une note interne de 300 mots maximum : 1) un titre qui dit ce qui change ; 2) en une phrase, la décision ; 3) pourquoi, en deux phrases, sans langue de bois ; 4) ce qui change pour vous, concrètement et daté ; 5) ce qui ne change pas ; 6) la suite et à qui poser ses questions. Ton direct, pas d’euphémisme, pas de superlatif.
Puis liste les dix questions que les collaborateurs vont se poser en lisant cette note, en signalant celles auxquelles la note ne répond pas.
Et les trois points de vérification qui l’accompagnent : rien de ce qui ne peut pas encore être annoncé n’apparaît, même par allusion ; si la décision relève de l’information ou de la consultation du CSE, le calendrier de diffusion est validé avec les RH ; la note est validée par le décideur, parce que c’est lui qui s’engage. C’est cette discipline, répétée sur 24 fiches, qui transforme un essai en compétence.
6. Les cinq règles de sécurité du communicant
Un communicant manipule des informations avant tout le monde : résultats, nominations, réorganisations, crises. Ce qu’il publie engage l’organisation et ses dirigeants. Le mode d’emploi du kit fixe cinq règles, à appliquer en plus de la charte IA de votre organisation, jamais à sa place.
- Une information non publique ne sort pas de l’outil autorisé. Annonces sous embargo, résultats, opérations, réorganisations, éléments de crise : uniquement dans l’outil d’entreprise validé par la DSI. Dans une société cotée, une information susceptible d’influencer le cours relève des règles d’information du marché.
- Une citation est sacrée. L’IA ne crée jamais une citation attribuée à une personne réelle : elle propose, la personne valide mot pour mot. Toute affirmation entre guillemets est vérifiée contre la source.
- Anonymiser et respecter les personnes. Verbatims, commentaires, photos, noms : des étiquettes suffisent. On ne génère ni ne modifie le visage ou la voix d’une personne réelle sans son autorisation écrite, et on n’imite ni une marque, ni une œuvre, ni le style d’un artiste vivant.
- L’IA propose, l’organisation s’exprime. Aucun texte, aucune image, aucune réponse produite par l’IA n’est publiée sans relecture et validation par la personne qui en assume la responsabilité.
- Signaler ce qui doit l’être et garder la trace. Depuis le 2 août 2026, l’article 50 du règlement européen sur l’IA impose de signaler les images, sons et vidéos générés qui paraissent authentiques, et les textes générés publiés pour informer le public sur des sujets d’intérêt général sans relecture sous responsabilité éditoriale. Le kit fournit un registre de transparence ; l’article 4 du même règlement demande par ailleurs aux employeurs de favoriser la maîtrise de l’IA de ceux qui l’utilisent, et le kit y contribue.
7. Ce que contient le kit
Le kit est un document Word de 43 pages, avec les parties à remplacer surlignées en jaune dans chaque prompt. Il s’ouvre sur un mode d’emploi : pourquoi ce kit, les trois niveaux et le parcours de six semaines, l’auto-positionnement en douze questions, la trame de prompt en quatre ingrédients (objectif, contexte, sources, attentes) et le réflexe de vérification, les cinq règles de sécurité, la légende des fiches. Viennent ensuite les trois niveaux, huit fiches chacun, chaque niveau s’ouvrant sur ce que vous saurez faire et se fermant sur un défi de validation et ses critères de passage. La cinquième partie s’adresse à l’équipe et à la direction de la communication : le quart d’heure IA du lundi, la bibliothèque partagée de prompts, les huit règles d’usage, les cinq indicateurs pour mesurer les gains, le rôle de la direction. Six annexes ferment le kit : la matrice des cas d’usage et le tableau « quel outil pour quoi », la grille d’auto-évaluation, la checklist de vérification avant publication, le journal de progression, le glossaire et les sources.
Le classeur Excel qui l’accompagne contient dix onglets prêts à remplir : la charte de ton et le lexique maison, le calendrier éditorial avec ses retards calculés, la matrice de déclinaison, la communication du changement par population avec sa priorité calculée, la banque de questions-réponses avec ses dates de revue, le registre de transparence des contenus générés qui calcule la mention requise, le plan de crise avec la criticité de chaque scénario, les indicateurs et le journal de progression.
Téléchargez le kit IA du communicant (Word + Excel, gratuit)
43 pages, 24 fiches d’une page, trois niveaux, six annexes, et un classeur de dix onglets. Rédigé par NextStart.AI à partir des enquêtes Muck Rack, USC Annenberg, Gartner, CIPR et Occurrence sur l’IA dans la communication, de l’article 50 du règlement européen sur l’IA, du cadre AI Fluency d’Anthropic et des ateliers animés avec des équipes communication de grandes organisations.
- Auto-positionnement, trame de prompt et cinq règles de sécurité propres à la communication
- 24 prompts prêts à copier, de la charte de ton à l’exercice de crise, en trois niveaux
- Un défi de validation par niveau et un parcours de six semaines
- Classeur Excel : calendrier éditorial, déclinaisons, questions-réponses, registre de transparence, plan de crise
8. Questions fréquentes
À qui s’adresse ce kit ?
Aux équipes communication interne et externe, relations presse, marque employeur et aux plumes de dirigeants des grandes organisations, quel que soit leur niveau de départ : l’auto-positionnement en douze questions indique par quel niveau commencer. Les directions de la communication peuvent le diffuser tel quel à leurs correspondants dans les métiers et les filiales.
Faut-il une formation avant d’utiliser le kit ?
Non. Le kit est conçu pour l’autonomie : chaque fiche dit ce qu’il faut préparer, donne le prompt à copier et les points à vérifier. Une formation sur vos propres contenus accélère la montée en compétence et traite les cas particuliers de votre organisation, mais elle n’est pas un prérequis.
Avec quels outils fonctionne-t-il ?
Avec Microsoft 365 Copilot, ChatGPT, Claude, Gemini et Vibe de Mistral (ex-Le Chat). Les prompts sont neutres ; chaque fiche indique les variantes utiles quand l’outil change la donne, par exemple la transcription Teams pour une interview, Copilot dans Word pour une réécriture, le mode vocal pour répéter un discours ou les agents planifiés pour la veille.
Faut-il signaler qu’un contenu a été produit avec l’IA ?
Depuis le 2 août 2026, l’article 50 du règlement européen sur l’IA impose de signaler les images, sons et vidéos générés qui paraissent authentiques, et les textes générés publiés pour informer le public sur des sujets d’intérêt général lorsqu’ils n’ont pas été relus sous la responsabilité éditoriale d’une personne. Le kit fournit un registre de transparence qui calcule la mention requise ; vos règles de mention restent fixées par votre service juridique.
Peut-on utiliser l’IA pour une communication de crise ?
Pour la préparer, oui : scénarios, déclarations d’attente, questions-réponses et exercices simulés font l’objet de deux fiches. En crise réelle, uniquement dans l’outil autorisé, sans information non publique dans un outil grand public, et chaque mot est validé par la cellule de crise et le juridique.
Combien de temps prend le parcours ?
Six semaines à raison de 20 à 45 minutes par jour, deux semaines par niveau, avec un défi de validation à la fin de chaque niveau. Le kit se lit aussi à la demande : la matrice de l’annexe A permet de trouver directement la fiche qui correspond à votre situation du moment.
9. Aller plus loin
Le kit permet de progresser seul ; il ne remplace pas l’atelier sur vos propres contenus. La formation IA pour les communicants de NextStart.AI, en 1 h 30 ou en demi-journée, fait travailler vos équipes sur leurs communiqués, leurs annonces internes et leurs prises de parole réels, avec 70 % de pratique, et repart avec les prompts et les agents construits pendant la session. Les fiches de niveau 3 renvoient aussi aux ressources du catalogue app.nextstart.ai, dont le gardien des messages clés et la vigie médias et retombées.
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Toute la série des kits gratuits. Pour piloter l’adoption : modèle de charte IA, kit Ambassadeurs IA, kit du manager face à l’IA, kit Feuille de route d’adoption, grille de maturité IA, kit Mesure et ROI de l’IA et kit Gouvernance des IA. Pour le commanditaire de projet IA : kit IA Act, kit RGPD, kit Sécurité et données, kit IA et dialogue social et kit IA frugale. Par métier : kit IA RH, kit IA marketing, kit IA finance, kit IA juristes, kit IA du commercial, kit IA du chef de projet, kit IA de l’innovateur et kit IA du communicant.
10. Sources
Les chiffres et références cités sur cette page et dans le kit s’appuient sur les sources suivantes, consultées en octobre 2026.
- Muck Rack, State of AI in PR 2026, janvier 2026 (564 professionnels des relations publiques).
- USC Annenberg Center for Public Relations, 2025 Global Communication Report, avril 2025.
- Gartner, How Communications Teams Use GenAI to Optimize Content Workflows.
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